L'Amérique du Sud en tandem: rapport de la traversée d'un continent

Du 1er Novembre 2004 au 1er Avril 2005
Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, Equateur
Résumé
En chiffres
Meilleurs moments
Cyclistes rencontrés
La Nature à son mieux
L'Homme à son mieux
Méteo
Meilleurs logements
Pires chiottes
Des enfants rigolos
Questions fréquentes
Choses laissées derrière
Choses achetées en route
Choses offertes
Equipement qui vaut le coup
Journée "normale"
Meilleure bouffe
Meilleurs repas
Pire bouffe
Meilleurs conseils
Conseils comiques
Choses illégales
Parcours rèalisè

Résume

La Pampa Argentine
Deux semaines de routes plates et rectilignes depuis Buenos Aires jusqu'aux Sierras de Cordoba furent une mise en jambe idéale. On a vite pris nos habitudes, trouvant un peu partout des campings municipaux complètement vides mais très charmants et des stations essences pour se rafraîchir et se ravitailler. après 2 jours sur la route principale, nous avons continue par les petites routes pour éviter la circulation, et nous avons ainsi trouvé des villages très tranquilles, où il se passait tellement peu d'activité non-ordinaire que nous faisions la joie des médias locaux: TV, radio, et journaux, nous y avions droit presque tous les jours!
La Pampa Argentine
La Sierra de Cordoba
Enfin de la côte! En une journée, nous nous retrouvions au mileu de ce petit massif "pré-andin", autour de 1000m d'altitude, avec des beaux lacs partout et une route sympa filant entre les pics qui montent jusqu'à 2000m. Cette region est surtout visitée par les touristes Argentins (les grandes vacances sont en Janvier/Février), meme si comme dans la pampa nous retrouvions les campings toujours aussi vides, mais toujours aussi bien équipés. On essayait d'imaginer une 30aine de familles en vacances, installées chacunes autour de leur barbecue ... en se disant que ça serait difficile de s'endormire avant 2 ou 3h du matin, connaissant les Argentins.
Les Sierras de Cordoba
L'arrivée aux Andes
Après être redescendus des "sierras", un salar de 130km nous attendait. Un bon challenge d'endurance à faire en une journée, dans le vent, la chaleur, et le désert. Un deuxieme challenge fût la route pour Cafayate et le col "infiernillo" à 3000m d'altitude. Après avoir grimpé pendant 2 jours entre cascades et forêts quasi tropicales, nous nous retrouvions dans la secheresse de la vallée Calachaquies, ou se produit le meilleur vin d'Argentine. On reconnait tout de suite l'interêt plus touristique de la région: nous croisions nos premiers cyclo-touristes (un couple d'allemand, et Virginie et Seb de France), et à Cafayate, nous trouvions notre premier camping à partager avec d'autrès touristes, dont un couple de motard Allemands.
La descente sur Salta est assez fameuse et très recommandée a vélo, car elle passe au milieu de paysages surréalistes de formations rocheueses impressionantes, dont la "garganta del Diablo" (la gorge du diable). Dans la descente nous croisions Olivier, un cyclo parti depuis 5 mois d'Equateur et qui a pu nous renseigner sur le "Paso Sico", notre route pour le Chili.
L'arrivee aux Andes
La traversée du Paso Sico
8 Decembre, fete de la Vierge à Salta: nous nous sentons prêts à affronter la piste trans-andine qui nous mènera au Chili. Nous faisons une compilation de toutes les infos receuillies d'internet, des cartes, guides, et cyclos (voir shema), nous changeons les pneus "route" pour des "semis-slicks" plus larges et adaptés aux pistes de terre, et nous nous élanceons après avoir fait le plein d'énergie (3 jours au bord de la piscine gigantesque du camping municipal!).
La traversée fut épique et sans encombres. L'altitude nous rend euphoriques plutot que malades, même si nous sentons le manque d'oxygene dans les montées pentues des cols qui nous font grimper à plus de 4500m. Les Argentins nous avaient prédit une piste accidentée par la pluie et la neige (c'est la saison des pluies ici), mais à part un orage très impressionant de foudre et de grêle d'une demie heure, nous trouvons la voie sèche, plutot cabossée par le vent (tôle ondulée et sable), et du coté Chilien on nous félicite d'avoir choisi cette saison, car le col est eneigé presque tout le reste de l'année ... Comme quoi les voisins ne s'entendent pas toujours!
La traversee des Andes
Noël au Chili, Nouvel An à Uyuni
Nous arrivons au Chili heureux et satisfaits de notre traversée, mais nous sommes vites déçus par San Pedro de Atacama. Nous pointons notre nez dans cet eden touristique et, crasseux et couverts de poussière, nous faisons tâche au milieu des gringos tout droit descendus de l'avion (et tout droits entrés aux bars "branchés") et des rabatteurs à chaque coin de rue. Désole pour les fans de San Pedro, mais nous ne passerons pas Noël ici comme prévu. En plus, nous trouvons tout hors de prix et il nous est impossible de retirer de l'argent, le seul distributeur n'accepte aucune de nos cartes. Bonne excuse pour filer à Calama, en plein milieu du désert d'Atacama, juste à temps pour Noël, pour se reposer tranquillement quelques jours.
Après dure et longue relfexion, nous prenons la descision de prendre le train jusqu'à Uyuni, en Bolivie. Raisons (ou "excuses"): Les 300km de pistes en plein désert n'ont pas l'air fascinantes; ce train, par contre est unique; c'est Noël, on se fait un cadeau; et puis, le Chili ne nous enchante pas, on veut tracer en Bolivie! Nous prenons la moitié des places assises à nous deux et partageons le double wagon avec un Brezilien et une Américaine, et le train va mettre 24 heures pour arriver à destination (nous passons 8 heures à la frontiere en attendant la locomotive Bolivienne) .... il fait 4 degrés dans la nuit, et nous ouvrons l'oeil de temps en temps pour voir le paysage désertique éclairé par la lune défiler doucement autour de nous: ce train est vraiment unique, et nous ne regrettons pas notre petite extravagance. Même lorsque nous rencontrons deux cyclistes allemands au poste frontière, notre honte d'avoir le tandem dans le train se dissimule vite dès que nous apprenons que eux attendent un bus pour aller au Chili!
A Uyuni, nous passons un réveillon "tranquille" en compagnie de Tony et Linda de Suisse, et le Jour de l'An nous faisons une petite excursion à tandem sur le fameux Salar, "pour la photo". il vient de pleuvoir, le Salar est inondé, et nous faisons quelques mètrès sur l'imense flaque d'eau et de sel avant de se retrouver au milieu d'un mirroir reflètant les nuages et nos silhouettes.
Noel et Jour de l'An
Les montagnes et l'Altiplano
Toujours avec un petit mal au coeur d'avoir pris le train, nous décidons de faire un detour dans les montagnes en direction de Potosi (la ville la plus haute du monde?). Très vite, la piste montagneuse nous fait oublier nos "vacances en train", et à nouveau nous sommes au milieu des cols, des lagunes, des sources chaudes, des lamas sauvages, des hautes plaines, et de "rien". Mais la Bolivie nous plait, et toutes nos rencontrès sont pleines de sourires, de joie de vivre (et pourtant on se demande comment les gens peuvent vivre ici!) et de simplicité (ça doit etre ça!).
A Potosi, nous visitons les mines d'argent, et découvrons avec humilité un labeur encore plus physique et tellement plus contraignant que de pédaler toute la journée en plein air.
Puis la piste devient route ... mais les montagnes nous accompagnent jusqu'à notre re-descente sur l'Altiplano, vaste étendue à environ 3700m d'altitude (dont Uyuni fait aussi partie), et la saison des pluie point son nez et nous alternons entre soleil brullant et orage gelé et venteux. A Oruro, nous decouvrons les fanfares qui s'entrainent dans la rue pour le Carnaval et qui nous suivrons jusqu'à Puno, au Perou, pour la grande fête.
Bolivie
La Paz et ses alentours
L'altiplano chutte brutalement dans une ville ... Une autoroute nous fait plonger sur La Paz, capitale la plus haute du monde. En attendant des pièces de rechanges envoyées d'Angleterre (pneus et plateaux), et comme la fameuse descente de Coroico est bloquée par des protestations d'éleveurs de coca, nous descidons de monter à Chacaltaya, la piste de ski la plus haute du monde à 5400m d'altitude, que nous descendrons sur les fesses! Puis nous descendons en 1 heure ce que nous avions monté en une journée (en poussant le tandem sous une tempête de neige!), et nous continuons notre "mini-tour" par les ruines de Tiwanaku et la rive Sud du Lac Titicaca. De retour a La Paz, nous rencontrons John et Caroline, des cyclistes de Nouvelle Zélande, qui nous dépannent d'une bonne paire de pneus quasi neufs. Les pièces arrivent le même jour ... et en révisant le tandem je découvre 3 cracks sur le moyeu arrière ... Panique! Je rassure Karen en bricolant une solution de dépanage, et très vite nous apprenons qu'une boîte de vitesse toute neuve nous attendra à Cusco, avant nous.
Autour de La Paz
Le Lac Titicaca et le Carnaval
La vue sur le Lac depuis les montagnes mérite un camping sauvage avec "vue sur la mer". A Copacabana, nous profitons de la Fête de la Vierge de Candelaria pour faire une pause, pendant que tout plein de Boliviens boivent et dansent toute la nuit (c'est plus simple, comme ça il n'ont pas besoin de réserver d'hotel!). Nous visitons l'Ile du Soleil, lieu de naissance de la croyance Inca, puis nous continuons vers Puno, au Pérou. Nous appréhendons beaucoup notre premier jour dans ce nouveau pays, car tout les "gringos" que nous avons rencontré et qui avaient ete au Pérou s'étaient fait volé quelque chose (sac à dos, passeports, porte feuille, appareil photo, etc..). Mais à Puno nous revoilà au milieu des fanfares, pour la plus grande fête au Perou. On trouve un moment plus silencieux en visitant les "îles flottantes" ... avant de partir de Puno et de se retrouver, en selles, en plein milieu du festival! Le Lac Titicaca nous aura décidement marqué, entre la tranquilité "zen" du lac et la folie festive du Carnaval.
Le Lac Titicaca
Cusco et la Vallée Sacrée
Un col a 4338m (la route goudronnée la plus haute?) nous fait sortir de l'Altiplano, et nous plongeons dans une vallée toute verte et très rafraichissante. Nos poumons se remplissent d'oxygène, nous admirons la fertilité du paysage et l'abondance de villages. Ca y est, nous descendons! (la suite prouvera qu'il faudra bien remonter). Nous continuons jusqu'à Cusco, la grande capitale Inca. Notre nouvelle boîte de vitesse Rohloff nous attend comme prévu au "Norton Rat's Tavern" (un bar de bikers avec qui nous avions pris contact à Copacabana), mais toujours pas de rayons ... On décide donc de visiter la Valle Sacrée en attendant (la réparation temporaire semble marcher!), passant 5 jours à pédaler entre les diverses ruines. Nous nous rendons en train à Aguas Calientes, au pied du Machu Pichu (pas de route, on laisse le tandem à Ollantanytambo pour 2 nuits) avec un petit groupe sympa de Français, et nous passons une journée entière (depart 6h du matin, retour 8h du soir!) à marcher entre les fameuses ruines, qui sont en effet très impressionantes. Pourtant peu amateurs, BB est faciné par l'alignement des pierres taillées (comme aux autres ruines Incas comme Sacsayhuaman, Pisac, et Ollantaytambo), et Karen reste bouche bée lorsque nous appercevons les ruines "façon carte postale" en arrivant après 2 heures d'une dure montée à pied.
Machu Picchu
La Vallee Sacree
La "descente" sur la côte Pacifique
De retour à Cusco, nous passons au Norton Rat's, les rayons sont arrivés et BB rayonne la nouvelle roue en croisant les rayons "par 3", fortement deconseillé par Rohloff et le fournisseur de rayons. Mais BB trouve là une oportunité de "R&D" et s'en va prouver le contraire, car il faut bien une solution au problème: Nous ne voulons pas devoir changer le moyeux tous les 3000km ...
En route avec la nouvelle roue ...nous descendons ... 1900m ... Puis remontons ... 3950m ... Puis descendons ... 2200m ... Puis remontons ... 4200m ... Nous ne pensons pas arriver au bout de ses cols et ses vallées. Dans une grosse côte, après avoir du camper à mi-chemin car nous nous trouvions pris par la nuit, nous nous faisons doubler par une mobylette peu étrangère: Rodrigo! Lui est impressionné que nous nous souvenons de son nom, et nous sommes impressionnés par son parcours! En 1mois, il nous a ratrappé depuis Buenos Aires, sur son 50cm3 jaune avec ses deux petits sacs posés à l'arrière! On se retrouve le soir après la descente pour une bouffe, puis lui continue "à 300km par jour" dans la meme direction que nous.
Enfin, après une derniere nuit à camper au milieu des Lamas à 4200m d'altitude, nous offrons à la famille de la ferme quelques habits chauds et le sac de couchage supplémentaire dont nous n'aurons plus besoin, et nous commencons la desente sur Nazca, qui nous fera perdre 3400m en 80km, sans pédaler pendant 2 heures! A Nazca, 600m au dessus de la mer, nous trouvons un hotel avec piscine pour nous rafraîchir ... Et deux jours plus tard, après un detour par un Oasis en plein désert (encore pour se rafraîchir!), nous arrivons à l'Océan Pacifique.
Pas de temps pour se reposer (c'était de la descente!), nous filons sur le long de la Cote que nous trouvons peu agréable ... C'est un autre Pérou, celui de la sophistication, du business, et cela nous plait peu. Arrivés à Lima, nous décidons de prendre un bus jusqu'à Trujillo, pour nous faire avancer un peu afin de pouvoir profiter plus de l'Equateur.
La Cote Nord du Pérou est tout de même plus agréable qu'au Sud où tout les habitants de la capitale vont dépenser (ou simplement montrer) leur argent. Au nord, nous trouvons une vie plus simple, des villages de pêcheurs (Santa Rosa) et des plages tranquilles (Punta Sal).
La descente sur la Cote
La Cote Pacifique
L'Equateur
Nous passons la frontière avec la mauvaise humeure causée par les racolleurs au poste d'imigration Peruvienne: on nous "menace" que la route est dangeureuse! Pourtant après tout cela nous arrivons en Equateur et faisons le point: bidons, appareil photo, sacoches, pompe ... Tout est là, victoire, le Pérou ne nous a rien volé!
Après seulement quelques kilometres, le désert laisse place à la forêt équatoriale, et nous nous retrouvons au milieu de plantations de bananes, de cascades, et de papillons. En Equateur, les gens n'ont aucune idée des kilometrages ... Le premier jour les 5 derniers kilometres deviennent 25, et le deuxième jour ce seront des gendarmes à un poste de police qui nous ferons comettre la même erreur, mais cette fois-ci avec 500m de dénivele en plus, et nous arrivons de nuit pour la premiere fois depuis Buenos Aires. La côte continue et nous transpirons toujours autant, alors nous faisons un effort supplementaire pour aller se rafraîchire à une cascade recommandée par des locaux et passer la nuit au gîte.
A Cuenca, c'est la "Semana Santa" avant Pâcques, la ville est en fête, et nous nous arrêtons deux jours pour en profiter.
Notre dernière étape sera Alausi. Depuis que Karen a lu qu'il y a un train qu'il est possible de voyager sur le toit, c'est devenu notre mission ... Nous ne savons pas qu'il y a un col à 3500m et qu'il se mettra à pleuvoir une pluie glaciale (nous n'avons plus nos habits chauds, et nos gants nous manquent). Nous arrivons tout de meme à temps à Alausi. C'est le jour J, il fait beau, et malgré la pluie durant la nuit qui aurait pu innonder la voie, le train pointe son nez et Karen a les larmes aux yeux! Le train est purement touristique, et descend dans la vallée jusqu'à la "Nariz del Diablo" ou la voie zig-zague le long de la pente. Rien qui nous impressionne vraiment (sur le tandem on va bien plus vite!), mais on sent l'aboutissement d'une premiere étape ...
Pourtant les deux derniers jours à tandem pour rejoindre Guayaquil où nous attend notre avion pour Panama ne seront pas, comme prévu, que de la descente. Nous décidons de prendre une petite route plutôt que de remonter la route qui nous a amenés à Alausi. Moitié route, moitié piste boueuse, nous sommes en pleine foret équatorialle, dans une brume à couper au couteau ... On ne voit rien (surtout BB avec ses lunettes qui prennent la buée), on est trempés, les pneus "route" ne sont plus très adaptés et on manque de se casser la figure dans la boue. Malgré cela, on rencontre notre plus belle tarentule, et nous réussisons à desendre de la montagne en une longue journée, ce qui nous évite de camper dans la jungle ... Au contraire, nous sommes aqueillis comme des rois dans une Hacienda luxueuse au pied des collines brumeuses
Notre derniere journée sur le tandem, jusqu'à Guayaquil ... Presque 100km de plat, sous la chaleur, mais nous avons bon esprit et profitons du 1er Avril pour s'amuser une dernière fois sur le tandem en Amérique du Sud.
L'Equateur jusqu'a Cuenca
L'Equateur, derniere étape

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En chiffres

Depart: Buenos Aires, Argentine, le 1er Novembre 2004
Arrivée: Guayaquil, Equateur, le 1er Avril 2005
Total: 7221km, 109 jours sur le vélo, 43 jours de repos, 53668m de denivelé positif.
Argentine: 2348km, 37 jours sur le vélo, 11 jours de repos, 13815m de dénivelé positif.
Chili: 335km, 6 jours sur le vélo, 6 jours de repos, 2816m de dénivelé positif.
Bolivie: 1223km, 21 jours sur le vélo, 13 jours de repos, 10161m de dénivelé positif.
Pérou: 2712km, 35 jours sur le vélo, 10 jours de repos, 17995m de dénivelé positif.
Equateur: 603km, 10 jours sur le vélo, 3 jours de repos, 8881m de dénivelé positif.
En plus mais pas à vélo: 300km en train (de Calama, Chili, à Uyuni, Bolivie) et 570km en bus (de Lima à Trujillo, Pérou).
Jours de repos: 1 à San Antonio de Areco, 1 à Los Molinos, 1 a Recreo, 2 à Monteros, 1 à Cafayate, 3 à Salta, 2 à San Antonio de los Cobres, 1 à San Pedro de Atacama, 6 à Calama/Uyuni, 2 à Potosi, 2 à Oruro, 6 à La Paz, 2 à Copacabana, 1 à Puno, 6 à et autour de Cusco, 1 à Lima, 1 à Piura, 1 à Puerto Pizarro, 2 à Cuenca, 1 à Alausi
Distance maxi en 1 jour: 136.08km depuis Cafayate à Colonel Moldes, Argentine, 6h42min
La fameuse Quebrada de Cafayate en direction de Salta: vues magnifiques sur des formations rocheuses gigantesques et multicolores, rencontre avec Olivier, et premiere (et unique) gamelle.
Jour le plus long sur le tandem: 7h58min depuis Chaquilla à Potosi, Bolivie, 72.95km
Tout de la piste entre 3800m et 4400m d'altitude. Magnifique mais dur, ça fait que monter et descendre.
Assention maxi en 1 jour: 1941m de Pasaje à Santa Isabel, Equateur, 77.51km, 7h40min
Paysages magnifiques et variés, chaud et humide, fausse information au barage de Police fait qu'on arrive avec les lumières frontalles, 1h après la tombée de la nuit.
Assention maxi en 1 jour (sur piste): 1362m de Alausi à Hacienda TJR (Dos Bocas), Equateur, 95.41km, 6h37min (et 3400m de descente!)
Nous descendons sur la côte depuis Alausi, mais avant de descendre, il faut monter! 3 grosses côtes sur terre caillouteuse (avec les pneus de route!), et 3 grosses descentes moitie boue (c'est la jungle équatoriale) et moitié asphalte (ça soulage les bras!). Dure journée dans la brume et la bruine, et rencontre avec notre plus grosse tarentule ...
Vitesse maxi (sur route): 82.3km/h
En descendant de Potosi après l'Ojo del Inca, en doublant deux camions, on avait très faim!
Vitesse maxi (sur piste): 52.1km/h
1 jour avant Potosi, 2 minutes avant une explosion de pneu ...
Altitude maxi: 5302m, Chacaltaya, Bolivie
Egalement la journée la plus lente: 21.04km a 4.3km/h de moyenne
La station de ski la plus haute du monde (sommet à 5400m), montée dans une tempête de neige, Karen avait bien les boules!
Col plus haut: 4603m, Paso Laco après la frontière Chilienne (Paso Sico)
Vent de plein front, pente a 12%, piste défoncée ... Contents de trouver refuge aux mines toutes proches pour une nuit tranquille à 4450m (merci Alejandro)
Col le plus haut sur route goudronnée: 4338m, Abra la Raya, Pérou
Entre Ayaviri et Sicuani, la fin de l'altiplano et le début de la Vallée de Cusco
Mais aussi: toute la route entre Potosi et Oruro en Bolivie.
Pas d'altitude exacte, mais l'altimètre montait et descendait entre 3500 et 4400m tout le long ... On ne s'y attendait pas!
Plus longue montée: 93km de Monteros (480m) au col Infiernillo (3042m) en passant par Tafi del Valle, Argentine
Superbe col, départ dans la forêt quasi tropicale, passage del "Indio" (statue "énergisante"), vallée plus fraiche et petit plat (et camping) à 2000m a Tafi del Valle, puis 20km de pure montée jusqu'au col. La redescente sur Amaicha (et Quilmes, Cafayate) est toute aussi belle mais très différente: complètement aride, comme toute la vallée Calchaquies.
Plus longue descente: 80km de Pampa Galera (4050m) à Nazca (650m), Perou
Egalement la journée la plus rapide: 27.6km/h de moyenne sur 105.43km
2 heures sans pedaler, depuis une pampa de Vicuñas (lamas sauvages) jusqu'aux dunes désertiques près de la côte
Plus long trajet sans pauses: Cusco à Lima, 1182 km en 16 jours
On pensait "descendre" sur la côte depuis Cusco ... En effet nous sommes bien descendus, mais de l'autre coté! Il a fallu tout remonter depyuis Abancay, c'était comme si on retraversait les Andes. On s'était mis dans la tête, après Cusco, que la montagne était finie et qu'après 2 mois de vélo "lent" (surtout en Bolivie), on pourait enfin "tracer" un peu plus. Les dernières côtes ne nous ont pas arreté!
Plus longue moyenne sur plusieurs jours:Trujillo à Piura, 520km en 5 jours
La aussi, nous cherchions à "tracer" ... Surtout après avoir pris le bus entre Lima et Trujillo! Le nord du Pérou est chaud, très chaud (plus de 40 degC dans la journée sur le vélo). Ce detour par les terres (et quelques montagnes) ne nous a à peine rafraîchit, car le vent disparaissait au fur et à mesure que l'on s'éloignait de la côte et notre transpiration à grosse goute perdait toute son efficacité ...

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Meilleurs instants

L'Infiernillo, 3048m
Après 1 mois sur le vélo, nous passons notre premier col. En prime, en haut, nous trouvons notre premier lama, qui nous fait rire en lachant deux pets ... Est-ce l'altitude?
Le train à 1 minute du Viaduc La Polvorilla
On nous avait dit qu'il n'y avait pas de "Tren de la Nubes" en Décembre ... Quelle surprise de le voir juste avant notre arrivée au Viaduc. Domage pour la photo (si seulement on avait pedalé un peu plus vite!), mais au moins nous avons réussi a le faire klaxonner! Tchou Tchou!
La frontière chilienne
le passage sous l'énorme panneau, au milieu de nulle part, à plus de 4000m ... Petit moment d'euphorie, même s'il nous reste quelques cols avant d'arriver véritablement au Chili.
L'Infiernillo et le Lama qui pète Viaducto La Povorilla La frontiere Chilienne
Chacaltaya
Après avoir pousse le vélo sous une tempête de neige, le ciel se dégage et nous appercevons le chalet en haut, et LaPaz en bas. Puis après une bonne nuit bien froide à 5300m, nous descendons la plus haute piste de ski du monde ... sur les fesses!
Le Lac Titicaca
La vue splendide ... On se croirait à la mer!
Le Carnaval
C'est la fete de la Vierge de Candelaria à Copacabana et à Puno. Fanfares dans la rue, nous nous retrouvons en plein milieu de la fête sur le tandem et tout le long de la route nous écoutons les fanfares répeter dans les villages, et au bord du lac

Chacaltaya, 5300m Le Lac Titicaca Le Carnaval
La descente sur Pisac
On file dans la Vallée Sacrée ... Karen se croit sur un "grand 8", ferme les yeux et lache le guidon pendant quelques secondes avant de se remettre à crier!
Machu Pichu
L'arrivée sur la citée Inca nous fait perdre nos mots, et nous passons la journée entiere à explorer les ruines. Nous ne regrettons pas ce "detour touristique".
Rodrigo sur sa mobylette
Nous n'y croyons pas! Il nous ratrappe sur son 50cm3, 4 mois apres notre rencontre lors de lontre 2ème jour sur le tandem, tout près de Buenos Aires.
La desente sur Pisac Machu Picchu Rodrigo sur sa Mobylette La Cascade El Chorro
L'arrivée sur la Cote Pacifique
Nous avons traverse le continent, d'un Ocean à l'autre ... On trempe les pieds à la plage de Paracas et BB passe un coup de fil à sa Maman.
Les dauphins à la plage
Pendant une pause sandwich à midi, nous avons pu voir une bonne douxaine de dauphins tout près du bord, juste de l'autre coté des vagues, les plus acrobatiques sautant de tout leur corps hors de l'eau, les autres sortant leur aileron ou leur queue. Un beau spectacle d'une demie heure, avant de routourner sur le tandem ...
La cascade El Chorro
Ca vallait le coup de pousser le vélo quelques kilometres ... après une journée à suer dans la chaleur équatoriale, on se rafraichit dans l'eau glaciale. On ne peut à peine approcher la cascade tant la force de la chutte d'eau nous coupe le souffle!
Etre sur le vélo
C'est toujours le plus facile, on est "zen", on ne pense pas à grand chose, on ouvre les yeux et on admire ... Parfois la route de vient difficile, mais on trouve toujours de quoi se motiver. C'est sur les pires pistes qu'on s'en rend mieux compte: souvent très dures (sable, tole ondulée, cailloux, vent, pentes) mais tellement gratifiantes, avec les plus beaux paysages et l'impression d'être au bout du monde ...
Rencontrer d'autre cyclistes
Ca fait toujours plaisir d'échanger ses histoires, surtout quand on se croise et qu'on peut avoir l'experience d'un autre cyclo sur ce qui nous attend. On a aussi vu beaucoup de motards, et la plus part s'arrètent pour nous feliciter et pour nous offrir à boire ou a manger. Une excellente rencontre fut celle avec Claire et Leo de Hollande, sur leurs belles BMW avec selles couvertes de peaux de mouton. Ils venaient de traverser le Paso Sico depuis le Chili, etant partis a 11h du matin ... Alors que nous nous preparions à le faire en 6 jours!
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Cyclistes rencontrés

Ruben
Notre Ange Guardien, qui nous a accompagne sur l'autoroute à Buenos Aires une dixaine de kilometres après l'aéroport, le jour de notre arrivée. Nous n'étions pas sensés pedaler jusqu'à la capitale, mais des grèves de transport on fait que le tandem ne pouvait que sortir des douanes avec nous dessus ... Alors nous etions contents de voir d'autre cyclistes sur la seule route entre l'aéroport et la ville, malgré les paneaux "interdits aux vélos". Ruben avait un beau vélo de course, un esprit très calme mais tout aussi éveillé, et nous a suivi tout le long du voyage, nous envoyant de l'energie depuis Buenos Aires!
Couple d'allemands
Notre première rencontre de cyclos, dans la descente sur Quilmes et Cafayate, après 1 mois sans voir un seul touriste! Ils faisent un tour de 5 semaines en Argentine. Nous n'avons pas bavardé très longtemps, mais ils nous ont dit qu'il y avait des jeunes Francais à vélo pas loin ...
Seb et Virginie
Nous pensions les avoir ratés à Quilmes en voyant le livre d'or des ruines avec 2 noms Français ... Mais nous les avons croisé dans la descente caillouteuse et avons discuté pendant presque 2 heures. Très sympas, ils sont toujours en voyage (voir
www.visiontourdeterre.com pour plus d'infos.
Olivier
Un autre Français, en route pour Ushuaïa depuis l'Equateur. Comme il était à vélo depuis 5 mois et avait parcouru pas mal de routes que nous prevoyions de faire nous même, il nous a bien inspiré et surtout rassuré avant le redoutable Paso Sico ...
Rosie et Philippe, de Suisse
En vacances pour quelques semaines, ils avaient loué des vélos à Salta et faisaient un tour dans les Andes argentines avec leur "tandem elastique" (une corde entre les deux vélos pour les cotes!). Bien sympas, ils nous ont même payé une bouffe à San Antonio de los Cobres.
Avec Seb et Virginie Avec John et Caroline Rodrigo sur sa Mobylette
Mila et Markus d'Allemagne
A la frontiere Bolivienne, alors que le tandem était dans le train ... nous avions un peu honte mais on s'est ensuite rendu compte que eux attendaient un camion pour les ammener à Calama. Partis de Vancouver, ils sont arrivés à Santiago de Chile après 20 mois de voyage. Leur site internet.
Alfredo d' Argentine
En voyage "roots", comme tout bon Argentin ... Avec sa guitare à l'arriere du vélo, il était parti de Buenos Aires, et lorsque nous l'avons croisé sur notre deuxième retour à La Paz (en rentrant de notre excursion de 3 jours à Chacaltaya et Tiwanaku) il cherchait à desendre des montagnes car il avait trop froid!
John et Caroline de Nouvelle Zélande
Bien sympas, nous avons passé quelques jours ensemble à La Paz et ils nous ont depanné d'une bonne paire de pneus! Après 2 mois de voyage entre Chili, Perou et Bolivie, ils allaient en Argentine pour une semaine avant de rentrer.
Bernard le Savoyard
On neconnait pas son vrai nom ... Nous n'avons pas eu le temps de lui demander! Il était en "vacances" pour ralier Santiago (Chili) à Lima (Perou) en 7 semaines, et était très pressé! Il s'est quand même arreté alors que nous prenions une pause (number 2!), mais parraissait en plein "ego-trip" et la conversation n'était pas terrible: 5 minutes pour nous prouver qu'il y a toutes sortes de cyclo-touristes!
Rodrigo, de San Antonio de Areco, Argentine
Pas à vélo, mais à mobylette: tout aussi impressionant! Rencontré chez lui le 2ème jour de notre voyage, il nous avait parlé de son envie de partir sur sa "bête" de 50cm3, mais lui même parraissait peu convaincu. Quelle surprise de le voir s'arreter à notre coté dans une côte vers Cusco, presque 4 mois plus tard!
Avec Christian Avec Jin
Christian, de Suisse
En Amérique du Sud depuis près de 2 ans, il continue de parcourir le continent, en s'arretant travailler quelques mois quand il en a besoin. Très sympa, et très inspirant. Nous avons passé une nuit de camping très agreable dans une vielle grange dans les Andes peruviennes.
Jin, du Japon
Parti depuis l'Alaska il y a 9 mois, nous l'avons croisé juste avant Cuenca (Equateur) et avons dejeuné ensemble dans un boui-boui au bord de la route. Nous avons échangé nos parcours, chacun curieux de ce qui nous attend!

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La Nature à son mieux

Laguna Aguas Calientes Ojo del Inca Salar de Atacama
Les salars
Outre le salar d'Atacama, vu de haut lors de notre arrivée depuis l'Argentine, et le Salar d'Uyuni, recouvert d'eau, nous avon vu beaucoup d'autres étendues de sel, tous impressionants car toujours "plus blancs que blancs".
Les sources chaudes
En Argentine surtout, nous avons suivi des vallées ou les seules rivières sont d'eau chaude et sallée, laissant une croute blanche de sel et de souffre dans les ravins creusés ... A l'Ojo del Inca (près de Potosi, Bolivie) nous nous sommes baigné dans une piscine chaude naturelle ... Les autres, nombreuses, sont de veritables stations thermales et nous ne tentaient pas trop.
Les cascades
Et plus particulièrement celle de El Chorro, en Equateur. Mais parfois la cascade se produit sur la route et les glissements de terrains sont nombreux et tout aussi impressionants.
Arc en Ciel d'humidité Nuages dans la Vallée Papillon Equatorial Perroquet apprivoisé
Les lagunes turquoises
Magnifiques, surtout vues d'en haut, comme les salars. Et tellement paisibles ...
Les animaux sauvages
Les troupes de peroquets bleu/verts en Argentine et au Pérou, les "vicuñas" (lamas sauvages) dans les hauts plateaux andins, les tarentules sorties de nulle part, les flamants roses des lagunes andines, les dauphins de la cote Pacifique, les iguanas equatoriaux ...
Lamas a l'horizon Tarantule sur la route Encore plus grosse en Equateur
Le ciel, jour et nuit
Les orages foudroyants, les nuages remplissant les vallées vus d'en haut, les arc en ciel (même d'humidite, formant un cercle autour du soleil) ... Mais surtout les nuits étoilées dans les Andes et la voie lactée visible sans mes lunettes!
Orage en preparation Ciel de desert aux douanes Argentines Les nuages sur les montagnes

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L'Homme à son mieux

Mur Inca Detail Inca Canalisation Inca
Les ruines Incas
Machu Pichu, Sacsayhuaman, Pisac ... c'est l'alignement et la dimension des pierres taillées qui temoigne de la precision, la patience et la force des Incas. C'est de la qualite, du travail bien fait!
Les sytèmes d'irrigation
Que ce soit à Cafayate en Argentine pour irriguer les vignes en plein désert depuis les montagnes, ou les canaux au Pérou pour canaliser les pluies et éviter les glissements de terrain, on voit qu'il y a du travail!
La Polvorilla Dans la Mine de Potosi Femme au travail
Les constructions metalliques
Le Viaduct "La Polvorilla" à 4200 metres, et la gigantesque ligne électrique entre le Chili et l'Argentine en plein milieu des Andes: bravo les Ingenieurs, mais aussi les ouvriers ...
Les mines de Potosi
On se demande comment ils font pour passer parfois jusqu'à 2 jours entiers sans rien d'autre que de la feuille de coca à mâcher. C'est pas bon pour la santé, tout le monde le sait et le dit (les mineurs travaillent rarement plus de 10 ans ... ) mais il y a tellement d'"argent" ...
La vie sur l'Altiplano
Et surtout les vielles femmes bergères, que l'on voit toujours avec un énorme fardeau sur le dos ... Ca, c'est de la bonne santé!

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Méteo

C'est l'été dans l'hémisphere sud ... Mais aussi la saison des pluies. Aussi, souvent la saison est appellée "invierno", ou hiver (notement sur lAltiplano). C'est assez déconcertant, et il faut se méfier des saisons citées dans les guides, car la saison change vite d'un endroit a un autre.
Beaucoup de cyclistes prefèrent la saison "sèche" (Juin à Septembre) pour traverser les Andes. Le froid tonifie, parait-il ... Mais passer des nuits à -20degC, ça ne nous enchante pas! Et puis, après 5 ans en Angleterre, c'est pas un peu de pluie qui va nous arrêter!

En Argentine en Novembre Décembre, il commence à faire chaud et humide, c'est le debut de la saison des pluies. Mais ce n'est rien d'alarmant, nous n'avons eu que quelques orages, surtout le soir. A Salta, un gros orage a vite inondé toutes les rues (notre tente était sur un bon coin surélevé, par chance), et avant San Antonio de los Cobres nous avons eu un énorme orage de foudre et de grele, les éclairs plongeant sur la ligne électrique voisine (heuresement car nous étions en plein désert et un peu exposés!). La nuit, dans les Andes, il gelait parfois, mais jamais très fort. Notre petite tente nous a facilement tenu au chaud! La journée, le soleil brule, tout comme le vent, et il faut bien se protéger.
Au Chili, nous etions à Atacama, le désert le plus sec du monde! A Calama, il n'a jamais plu: il n'y a pas de goutières, et nous avons eu beaucoup de mal à trouver un remplacement à notre garde boue avant ...
En Bolivie, la saison des pluie commençait. Tout le monde nous disait qu'elle avait du retard, mais le Salar d'Uyuni était bel et bien inondé pour le Jour de l'An. Ce n'est qu'après Potosi que nous avons sorti notre équipement imperméable, qui nous a ensuite servi à peu près tous les jours. Nous alternions entre soleil brûlant et averse glaciale, tout ça dans le vent ... Mais la température est restée moderée, il ne gelait jamais, même la nuit.
De même au Pérou dans les montagnes, où il pleuvait de plus en plus. A Cusco, il a plus tous les soirs, et presque toutes les nuits. Les rivières étaient gorgées d'eau (elles vont toutes dans l'Amazone, plus bas) et les vallées devenaient froides et brumeuses dès le matin.
La cote Peruvienne, par contre, est sechée par le vent et pratiquement désertique. Nous avons eu 3 gouttes à Lima, et 2 gouttes dans le Nord (c'est la saison!), mais c'est tout. Et il fait chaud, nous avons enregistré 49degC!
En Equateur, il faisait tout aussi chaud, mais avec de l'humidite en plus, ce qui fait que nous transpirions à grosse goute et roulions avec des t-shirts trempés. Plus haut dans les montagnes, le temps était très brumeux, souvent la visibilité était limitée aux bords de route, et l'air épais rendait la respiration lourde ... Les pluies devenaient glaciales à 3000m (surtout sans notre equipement d'hiver, renvoyé en Angleterre depuis le Perou!), et parfois l'air et la route étaient tout simplement "mouillés" sans qu'il pleuve vraiment (on connait ça, les Anglais!).

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Meilleurs logements

Camping sauvage Camping avec les moutons On dort n'importe ou!
Camping sauvage:
8km avant Socaire, au Chili
Après 6 jours de piste et 4 cols à 4500m, juste avant de descendre sur San Pedro de Atacama. Petit ruisseau, vue sur le Salar ... Et toujours pas de tampon Chilien sur nos passeports: nous sommes officielement nullepart.
6km avant Copacabana, Bolivie
Vue magnifique sur le Lac Titicaca, on a l'impression d'être au bord de la mer, à 4200m d'altitude ...
Estancia au col Abra Condorsenca, avant la Pampa Galeras, Pérou
Dernier camp dans les hautes montagnes avant la descente sur Nasca. Bien confortable sur la crotte de biquette.

Camping FIAT Vue depuis El Chorro au p'tit dej' Cuisine ...
Campings
Camping FIAT, Los Molinos, Argentine (Sierras de Cordoba)
Très acceuillant, camping de pecheurs au bord du lac.
El Ciervo Rojo, Tigre, Argentine (Buenos Aires)
Notre premier bivouac, sur le delta tout près de l'Urugay, arrivée en bateau.
Ojo del Inca, Tarapayo, Bolivie
Au bord de la source chaude ... Tranquille!
Camping Jahuay, Pérou
Tranquille au bord de l'Océan Pacifique.

Camping Jahuay Huacachina Hacienda TJR
Hotels
Posada Kusillos, Puno, Pérou
Excellent acceuil, très bon petit dej, du luxe pas cher!
Hostal Pichincha, Cuenca, Equateur
Excellent rapport qualité/prix! Centre ville, simple mais ce qu'il faut
Hostal del Barco, Huacachina, Pérou
Tranquille, bien équipé, bon rapport qualité/prix, au bord de l'Oasis
Friend's House, Lima, Pérou
Très bonne ambiance, gens sympas

Hotels "de luxe"
Hostal Hua, Punta Sal, Pérou
Au bord de l'Océan Pacifique, bon restaurant, terrasse avec hamacs et vue sur la mer. 60 soles ($20)
Hotel Cruz Alta, Argentine
Famille de cyclistes, très gentils et enthousiastes, ils nous arrangent un interview à la TV. Serviettes blanches bien épaisses! 50 pesos ($18)
Hostal San Isidro, Pisco, Pérou
Un hotel chic et propre avec piscine et cuisine, dans une ville très louche. 52 soles ($17)
Hacienda TJR, avant Dos Bocas, Equateur
Nous nous préparions pour une nuit sous la tente ... Mais la tarentule et la jungle équatoriale nous ont fait pédaler plus vite que prévu. La hacienda est une énorme propriété (20000 poulets!) dans un endroit paradisiaque, au bord de la rivière et au pied des montagnes brumeuses que nous venions de traverser. Les hamocks sur la terrasse en bois sont tellement reposants ... Une très bonne "dernière soirée à vélo en Amérique du Sud".($20)

Divers
El Chorro, Giron, Equador
Refuge au pied de la cascade, ruisseau plein de truites, experience inspirante ...
Poste frontière Argentine, Paso Sico
Du luxe ... Gratos! Des douaniers sympas, pour une fois.
Chaquilla, Bolivie, chez l'habitant
Echange d'expertises en cuisine ... en espagnol/quechua.
Tambo Alcala, Bolivie, annexe du village
Dans un batiment non fini, sur des matelas de gymnastique à 4200m, après un bon match de foot.

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Pires chiottes

Tica Tica, Bolivie: pas de chiottes!
Caracolla, Bolivie: une belle pierre sculptée mais un trou jamais vidé
Parfois on est mieux en pleine nature ...
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Des enfants rigolos

Les Kids de Ticino Les cousins de Santa Cruz On s'amuse ...
A Ticino, pour la fête de le Tradition (10 Novembre) en Argentine: une école pleine de gamins déguisés et sur-exités ... Un petit groupe nous a accompagne l'après midi, et après avoir inspecté le tandem ils nous ont fait faire un tour de leur village (en passant par la boulangerie et le marchand de fruits et légumes).
Juste avant Puno (Pérou, au bord du lac Titicaca). Ce gamin parraissait vraiment s'inquiéter pour nous: lorsque je lui ai offert un bout de gateau, il m'a repondu que j'en avais plus besoin que lui! Puis, lorsque nous lui expliquons que nous allons jusqu'à Puno (ville à 30km de son village) il nous dit que c'est trop loin, nous n'y arriverons jamais, mais bonne chance quand même!
La petite vendeuse a Cusco, Pérou: cette gamine ne faisait que répeter "si" lorsque nous lui disions "no" ... très mignonne, surtout quand elle s'est mise à sourire et quelle a compris qu'on chercher à jouer avec elle!
Les coureurs dans la cote Match de foot a 4100m Chacapuente
Chacapuente, Pérou. Les cousins avaient toutes sortes de questions bizarres, de genre: comment dit-on "avalanche" en Anglais? Et ils nous ont fait gouter plein de fruits bizarres ...
Les 3 copains dans la montée avant Abancay:Nous avancions "à notre rytme" dans cette dure et longue montée. Ils ne nous ont pas suivi jusqu'au bout, mais ont courru une bonne moitié de la côte avec nous. Quand ils avaient trop chaud, ils posaient leurs habits à l'arrière du vélo ...
Santa Cruz, Pérou, après Nazca, lorsque nous avons campé chez eux (dans la cabane en terre). Une famille de cousins très gentils et très éveillés nous font rire.

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Question fréquentes

Combien coute le vélo?
Réponse: on ne sait pas, c'était notre cadeau de mariage!
Vous ne vous fatiguez pas? (no se cansan?)
Reponse: si, mais on se repose! (si, pero descansamos)
Qui pédale le plus?
Réponse: celui qui a le plus faim!

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Choses laissées derrière nous

Le Gore Tex de BB, oublié après une pause dans la montée vers Tafi del Valle.
Les sandalles de BB, perdues dans la descente après l'Infiernillo.
Pneux Michelin tout terrains: très bonne tenue de route sur les pistes entre Argentine, Chili et Bolivie, mais ont explosé après 700km.
Une paire de pneux Boliviens "tout terrains" qui nous ont duré environ 60km, juste le temps de monter et descendre à Chacaltaya.
Des habits chauds, et le sac de couchage suplémentaire: offerts à la famille à Abra Condorsenca, après notre dernier camp "dans les montagnes", avant de descendre à Nazca et la cote Pacifique.
Les sandales de Karen: elles ont enfin rendue l'âme à Piura, Pérou, après 4 mois de réparations constantes ...
Notre guide Lonely Planet Amérique du Sud: nous l'avons allégé au fur et à mesure que nous passions les frontieres ...

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Choses achetées en route

Nouveau gore-tex pour BB: à Salta, chanceux de trouver de la bonne qualité.
Pneux Michelin tout terrains: à Salta, également chanceux de les trouver pour la traversée du Paso Sico entre Argentine et Chili.
Sac de couchage supplémentaire: pour les nuit froides dans les montagnes!
T-shirts de Noël: pas d'autres cadeau pour K et B ... 1 t-shirt propre et neuf chacun!
Pneux Boliviens tout terrains: à La Paz, pas cher, juste pour notre excursion à Chacaltaya.
La bouilloire: pour 10 bolivanos (2$) elle nous a bien servi! Domage qu'elle soit un peu lente au 110V.
Le parapluie: encore une bonne affaire à 10 bolivanos. Et a La Paz,nous en avions bien besoin!
Le Thermos, à La Paz: pas très efficace et bouchon dejà casse, mais assez utile pour complementer la bouilloire.
Chapeau "bolivien": en feutre, forme cowboy, pour garder la tete de Karen a l'ombre.
Chaussettes en laine de lama et souvenirs de La Paz (dont la boule cosmos!).
1 CD de musique du Carnaval de Copacabana: toujours pas écouté ... On n'a pas de lecteur!
Tongues: 1 paire chacun, 3 soles (1$), pour les plages ...
Habits "légers" à Cuenca: pantalons et manches longues anti moustique en préparation pour l'Amérique Centrale.
La moustiquaire et l'anti-moustique électrique: pareil, en préparation pour l'Amérique Centrale.

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Choses offertes

Les empanadas de Pablo
A Pilar, ce revolutionnaire nous montre sa Norton "comme celle du Che" ... il nous donne aussi une balle de polo!
Le Livre du Gaucho
A Ticino, le jour de la Tradition, après un interview à la radio (en direct!),on nous donne un livre d'école sur Martin Ferrero, un héros Gaucho.
Boissons, fruits, jus de fruits
On doit faire pitié ... Mais les meilleures mangues nous ont été offertes au nord du Pérou, un passager d'un bus a tendu à Karen un jus de fruit glacé dans une montée en Equateur, les gamins à Chacapuente nous ont fait gouter tout pleins de fruits tropicaux, la dame de l'hotel à Puno nous a offert des barres de chocolat, et une dame dans un village nous donne du "choclo" gratuit. Muchas gracias!
Le bracelet Bolivien
Un jeune me donne un bracelet après que nous passions une nuit dans son village, tout là haut dans les Andes. Je l'ai toujours au poignet ...

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Equipement qui vaut le coup

Le klaxon "air horn"

Quand c'est celui qui a le plus gros klaxon qui passe, c'est nous qui avons priorité! Egalement utile pour effrayer les chiens ou amuser les gens.
Le Dog Dazer
Un appareil ultrasonique anti chien très efficace, sauf sur les chiens mal-entandants pour qui Karen garde quelques cailloux à portée de main à l'arrière du tandem.
Les freins Hope Ti6
A disque et hydrauliques, plein de puissance grace aux 6 pistons. Toujours aucun entretien après 7000km. Et puis, les jantes specifiques (sans patins) sont bien plus robustes
La boite à vitesse Rohloff
Peu d'entretien, on peut changer les vitesses à l'arret et utiliser des pedaliers "normaux" avec toute la transmission a droite sur un tandem. D'accord, nous avons du le changer car le boitier avait quelques cracks (voir photo) , mais au moins Rohloff nous en a renvoyé un gratuit, sans poser de questions, en 4 jours au Pérou depuis l'Allemagne. Chapeau. (nous ne sommes pas sponsorisés, c'est un avis véridique d'ingénieur!). Le laçage des rayons à 3 croisements reste à être prouvé, pour l'instant le test en est à presque 3000km.
Le Top-Case Halfords
Bien pratique avec son porte bagage spécifique (sur la tige de selle arrière), étanche, et très facile d'accès, on y garde toute notre bouffe!
Les porte bagages "faits maison"
On aurait eu du mal à trouver des porte bagages aussi robustes qui peuvent se monter avec les freins à disque et le Rohloff. Aussi, celui à l'avant est une combination "low rider" et plateforme, et celui arrière est rabaissé et permet de monter le top case independament.
Le bidon"Leeds United" 250ml
Un cadeau de dernière minute (merci ASDA), il garde notre réserve de miel à portée de main quand le coup de pompe approche.

Tout le reste est plus commun aux cyclo-touristes mais mérite d'etre mentioné car nous ont bien servi: sacoches Ortliedb/Carradice, sacs à eau Camelback, habits étanche (gants, pantalons, sur-chaussures, goretex), la tente Decathlon T2 Ultralight, les mousses thermarest 3/4 (avec une couverture sous les pieds!), le rechaud Primus, le sac à eau Ortlieb de 4L, l'iode de purification d'eau, la selle en cuir Brooks...
Quand aux pneux, on ne sait pas encore quoi conseiller, si ce n'est que pour un tandem il faut beaucoup de pression (ah oui, merci la pompe Zefal mini double shot avec barometre) et surveiller leur usure, surtout le flanc et contre la jante. A quand les pneux specifiques tandem renforcés sur les cotés, pas sur le dessus? Pour l'instant les Michelin Transworld ont fait 3000km et sont en bon état, tout comme le Specialized Hemisphere. Le Continental TravelContact a aussi 3000km mais seulement à l'avant et s'use plus vite. Pour la piste ... il ne faut pas prevoir plus de 500km par pneu!

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Journée "habituelle"

6h: le reveil sonne
6h30: on ouvre 1 oeuil
7h: on se lève doucement, on s'habille, et on a faim
Petit dejeuner
Pain ou biscuits ou gateaux
Miel
Jus de fruit ou Tang dans un bidon
Café (à la bouilloire ou au rechaud)
Oeufs brouillés (pas toujours)
8h: les affaires sont rangées, on est prets à partir, ou presque.
On fait des courses si besoin, on regarde la carte, on se renseigne sur la route ...
9h: on roule. Premiere pause à 10km ou 10 miles, selon le terrain et l'envie de pisser.
On fait quelques arrets en route, selon les rencontres et les alentours, selon la soif et la faim.
12h: on essaye de faire au moins la moitié du kilometrage prévu pour la journrée avant de s'arreter pour dejeuner. Soit on cherche un "almuerzo" pas cher dans un resteau au bord de la route, soit on pique nique avec ce qu'on a (pain, fromage, fruits).
Almuerzo: (surprise du jour)
Soupe: souvent très bonne, parfois bizarre, mais toujours avec un bout de viande un peu glauque. En général avec un peu de riz ou de nouilles au fond. Karen ne les trouve pas bonnes quand elles arrivent un peu froides, car elles sont tellement meilleures chaudes! Assaisonnées de coriandre, d'une goutte de citron et un peu d'aji (piment)
Secundo: viande et riz ... Parfois avec des légumes locaux (patates, mais, haricots). Des fois la viande est en sauce, souvent très bonne, mais la viande elle même n'est pas terrible (sauf en Argentine!).
14h: on reprend la route sans être pressés, digestion oblige, et on baille sur le vélo pendant une bonne heure ...
15h: on se reveille doucement, et les gens sur la route aussi. On devient joueurs ... On dit bonjour "façon Elvis", on attaque les chiens avant même qu'ils nous aboient dessus ... On s'amuse!
17h: on doit pas etre loin, on commence à penser à un endroit pour la nuit. Si on arrive dans un village, on cherche un "alojamiento" pas cher, sinon un coin pour planter la tente.
19h: cup of tea ... Soit à la bouilloire, soit au rechaud. On relaxe de la journée, on discute avec les locaux (s'il y'en a), on visite les alentours.
20h: bouffe. Soit "cena" (voir "almuerzo"), soit au rechaud.
Bouffe classique
Pates et légumes, en soupe ou bouillie (selon la concentration). Ca fait toujours plaisir de cuisiner et savoir ce qu'on mange!
voir recette
22h: au lit, on s'endort après avoir lu, écrit et regardé la carte en preparation pour le lendemain.
Dans la nuit, on se fait reveiller au moins 1 fois par l'envie de faire pipi ou par les chiens qui aboient ...

Comme quoi, on a aussi nos petites habitudes, même si tous les jours sont tellement différents.

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Meilleure bouffe

Les "facturas" argentines (patisseries)
Le "choclo" andin (mais à gros grain, idéal comme plein d'energie pour le vélo)
Les "habas", gros haricots grillées comme des cacahuètes, avec plein de sel!

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Meilleurs repas

Parilla à San Antonio de Areco, Argentine
Grillades de steak et boudin, accompagnées de salade et d'un petit verre de vin. Nous avons eu d'autres excellents repas similaires un peu partout en Argentine.
Almuerzo à San Antonio de los Cobres
Une très bonne surprise chez un local particulieremnt sympa et interessant. On ne sait toujours pas ce qu'il y avait dans ses boules de farces ni la sauce, mais Karen a adoré!

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Pire bouffe

Le cuy
Le cochon d'Inde à la braise nous a fait rôter toute l'après midi sur le vélo, juste d'y repenser. Avec ses petites griffes qui s'accrochent à la fourchette, sa combinaison de cuir facon SM et sa tête que les Péruviens croquent tout rond, il vaut mieux penser au autre chose lors de la digestion. Par contre ils sont très drôles dans les maisons où ils sont élevés par dixaines en plein milieu de la cuisine, à même le sol ...
Les "bouts" de viande ...
Là encore, il ne faut pas chercher à visualiser ni comprendre d'où ça vient. La tête de lama est une specialite andine!
Les légumes bizarres
Il faut s'habituer à la bouffe locale, comme les patates "noires" en Bolivie à la consistence sèche et poudreuse.

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Meilleurs conseils

La Sierra de Cordoba
Un beau détour par les montagnes pour éviter la ville de Cordoba.
Le "camp" aux douanes Argentines
On nous avait dit qu'ils nous acceuileraient bien!
Puerta de Sol (Machu Pichu)
Un conseil des Canadiens rencontrés à Copacabana. C'est l'arrivée par le "Chemin de l'Inca" et la vue lointaine du Machu Pichu.
Huacachina
L'oasis non loin de Ica. Meme pas dans le guide ... Mais recommandé par deux locaux à Nazca.
El Chorro
La fameuse cascade ... De même, pas dans le guide, mais visible au loin depuis la route, à Girón.
Hacienda TJR
Beaucoup de gens nous avaient prévenu qu'il n'y avait "rien", mais la petite dame au marché nous a mis sur la bonne voie!

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Conseils comiques

Mâcher un cailloux contre le mal d'altitude.
Rouler sur la voie ferrée plutôt que la route, y compris le viaduc "la Polvorilla", et si le train arrive serez vous sur le bord, "comme ça!" (le monsieur se col contre le mur et retient son souffle).
A La Paz: roulez à gauche pour faire face au traffic (conseil de la Police!)
Notre première nuit au Pérou, des enfants nous previennent des riques que nous courrons à camper ici: de dangeureux animaux ont une urine mortelle et peuvent vous atteindre à plus de 3 metres, et des chats sauvages peuvent vous attaquer. Puis, ils trouvent près de la tente un autre animal très dangeureux ... une petite souris.
Pacasamyo: "si vous partez a 6h du matin, vous arriverez à Tumbes avant la nuit" (ça fait 750km !!)
Les flics avant Santa Isabel: 5km ("aqui no mas") deviennent 25km de cote ... On arrive dans la nuit.

Souvent, les gens n'ont aucune idée des distances ou du relief ... Nous avons appris à ne pas trop faire confiance aux automobilistes qui nous assurent que la côte est bientôt finie, ou que la route est toute en descente. Meme les cartes sont parfois trompeuses, et nous avons aussi appris à nous mefier des panneaux sur la route ...

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Choses illégales

Exces de vitesse
Parfois les limitations sont ridicules ... Meme sur l'autoroute en descendant sur Carlos Paz, nous étions au dessus des 60km/h limités
Les autoroutes
Parfois nous devons ignorer les panneaux "interdits aux vélos". Souvent parce qu'on n'a pas le choix, et aussi parce qu'on nous le conseille (même la Police!).
Contre sens, feux rouges ...
Ca c'est tout l'avantage du vélo ... prendre les sens interdits, rouler sur le trottoir: BB arrive en ville!
Le pot de miel au Chili
Les douanes chiliennes et leur controle sanitaire sont très strictes, pourtant ils n'ont pas pu nous confisquer notre bidon de miel argentin. Ha!
Les douanes Péruviennes
Nous les avons complètement contournées pour éviter tout problème: c'était mieux pour nous comme pour eux! Apparement il aurait fallu payer 25% de la valeur du tandem "cash" pour entrer ...

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Prochaine étape: Amérique Centrale (et du Nord, un peu), de Panama City à Los Angeles. Arrivée prévue début Août. A bientôt!

Karen & Bryce Bénat
www.karennben.com