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La Pampa Argentine Deux semaines de routes plates et rectilignes depuis Buenos Aires jusqu'aux Sierras de Cordoba furent une mise en jambe idéale. On a vite pris nos habitudes, trouvant un peu partout des campings municipaux complètement vides mais très charmants et des stations essences pour se rafraîchir et se ravitailler. après 2 jours sur la route principale, nous avons continue par les petites routes pour éviter la circulation, et nous avons ainsi trouvé des villages très tranquilles, où il se passait tellement peu d'activité non-ordinaire que nous faisions la joie des médias locaux: TV, radio, et journaux, nous y avions droit presque tous les jours! |
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La Sierra de Cordoba Enfin de la côte! En une journée, nous nous retrouvions au mileu de ce petit massif "pré-andin", autour de 1000m d'altitude, avec des beaux lacs partout et une route sympa filant entre les pics qui montent jusqu'à 2000m. Cette region est surtout visitée par les touristes Argentins (les grandes vacances sont en Janvier/Février), meme si comme dans la pampa nous retrouvions les campings toujours aussi vides, mais toujours aussi bien équipés. On essayait d'imaginer une 30aine de familles en vacances, installées chacunes autour de leur barbecue ... en se disant que ça serait difficile de s'endormire avant 2 ou 3h du matin, connaissant les Argentins. |
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L'arrivée aux Andes Après être redescendus des "sierras", un salar de 130km nous attendait. Un bon challenge d'endurance à faire en une journée, dans le vent, la chaleur, et le désert. Un deuxieme challenge fût la route pour Cafayate et le col "infiernillo" à 3000m d'altitude. Après avoir grimpé pendant 2 jours entre cascades et forêts quasi tropicales, nous nous retrouvions dans la secheresse de la vallée Calachaquies, ou se produit le meilleur vin d'Argentine. On reconnait tout de suite l'interêt plus touristique de la région: nous croisions nos premiers cyclo-touristes (un couple d'allemand, et Virginie et Seb de France), et à Cafayate, nous trouvions notre premier camping à partager avec d'autrès touristes, dont un couple de motard Allemands. La descente sur Salta est assez fameuse et très recommandée a vélo, car elle passe au milieu de paysages surréalistes de formations rocheueses impressionantes, dont la "garganta del Diablo" (la gorge du diable). Dans la descente nous croisions Olivier, un cyclo parti depuis 5 mois d'Equateur et qui a pu nous renseigner sur le "Paso Sico", notre route pour le Chili. |
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La traversée du Paso Sico 8 Decembre, fete de la Vierge à Salta: nous nous sentons prêts à affronter la piste trans-andine qui nous mènera au Chili. Nous faisons une compilation de toutes les infos receuillies d'internet, des cartes, guides, et cyclos (voir shema), nous changeons les pneus "route" pour des "semis-slicks" plus larges et adaptés aux pistes de terre, et nous nous élanceons après avoir fait le plein d'énergie (3 jours au bord de la piscine gigantesque du camping municipal!). La traversée fut épique et sans encombres. L'altitude nous rend euphoriques plutot que malades, même si nous sentons le manque d'oxygene dans les montées pentues des cols qui nous font grimper à plus de 4500m. Les Argentins nous avaient prédit une piste accidentée par la pluie et la neige (c'est la saison des pluies ici), mais à part un orage très impressionant de foudre et de grêle d'une demie heure, nous trouvons la voie sèche, plutot cabossée par le vent (tôle ondulée et sable), et du coté Chilien on nous félicite d'avoir choisi cette saison, car le col est eneigé presque tout le reste de l'année ... Comme quoi les voisins ne s'entendent pas toujours! |
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Noël au Chili, Nouvel An à Uyuni Nous arrivons au Chili heureux et satisfaits de notre traversée, mais nous sommes vites déçus par San Pedro de Atacama. Nous pointons notre nez dans cet eden touristique et, crasseux et couverts de poussière, nous faisons tâche au milieu des gringos tout droit descendus de l'avion (et tout droits entrés aux bars "branchés") et des rabatteurs à chaque coin de rue. Désole pour les fans de San Pedro, mais nous ne passerons pas Noël ici comme prévu. En plus, nous trouvons tout hors de prix et il nous est impossible de retirer de l'argent, le seul distributeur n'accepte aucune de nos cartes. Bonne excuse pour filer à Calama, en plein milieu du désert d'Atacama, juste à temps pour Noël, pour se reposer tranquillement quelques jours. Après dure et longue relfexion, nous prenons la descision de prendre le train jusqu'à Uyuni, en Bolivie. Raisons (ou "excuses"): Les 300km de pistes en plein désert n'ont pas l'air fascinantes; ce train, par contre est unique; c'est Noël, on se fait un cadeau; et puis, le Chili ne nous enchante pas, on veut tracer en Bolivie! Nous prenons la moitié des places assises à nous deux et partageons le double wagon avec un Brezilien et une Américaine, et le train va mettre 24 heures pour arriver à destination (nous passons 8 heures à la frontiere en attendant la locomotive Bolivienne) .... il fait 4 degrés dans la nuit, et nous ouvrons l'oeil de temps en temps pour voir le paysage désertique éclairé par la lune défiler doucement autour de nous: ce train est vraiment unique, et nous ne regrettons pas notre petite extravagance. Même lorsque nous rencontrons deux cyclistes allemands au poste frontière, notre honte d'avoir le tandem dans le train se dissimule vite dès que nous apprenons que eux attendent un bus pour aller au Chili! A Uyuni, nous passons un réveillon "tranquille" en compagnie de Tony et Linda de Suisse, et le Jour de l'An nous faisons une petite excursion à tandem sur le fameux Salar, "pour la photo". il vient de pleuvoir, le Salar est inondé, et nous faisons quelques mètrès sur l'imense flaque d'eau et de sel avant de se retrouver au milieu d'un mirroir reflètant les nuages et nos silhouettes. |
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Les montagnes et l'Altiplano Toujours avec un petit mal au coeur d'avoir pris le train, nous décidons de faire un detour dans les montagnes en direction de Potosi (la ville la plus haute du monde?). Très vite, la piste montagneuse nous fait oublier nos "vacances en train", et à nouveau nous sommes au milieu des cols, des lagunes, des sources chaudes, des lamas sauvages, des hautes plaines, et de "rien". Mais la Bolivie nous plait, et toutes nos rencontrès sont pleines de sourires, de joie de vivre (et pourtant on se demande comment les gens peuvent vivre ici!) et de simplicité (ça doit etre ça!). A Potosi, nous visitons les mines d'argent, et découvrons avec humilité un labeur encore plus physique et tellement plus contraignant que de pédaler toute la journée en plein air. Puis la piste devient route ... mais les montagnes nous accompagnent jusqu'à notre re-descente sur l'Altiplano, vaste étendue à environ 3700m d'altitude (dont Uyuni fait aussi partie), et la saison des pluie point son nez et nous alternons entre soleil brullant et orage gelé et venteux. A Oruro, nous decouvrons les fanfares qui s'entrainent dans la rue pour le Carnaval et qui nous suivrons jusqu'à Puno, au Perou, pour la grande fête. |
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La Paz et ses alentours L'altiplano chutte brutalement dans une ville ... Une autoroute nous fait plonger sur La Paz, capitale la plus haute du monde. En attendant des pièces de rechanges envoyées d'Angleterre (pneus et plateaux), et comme la fameuse descente de Coroico est bloquée par des protestations d'éleveurs de coca, nous descidons de monter à Chacaltaya, la piste de ski la plus haute du monde à 5400m d'altitude, que nous descendrons sur les fesses! Puis nous descendons en 1 heure ce que nous avions monté en une journée (en poussant le tandem sous une tempête de neige!), et nous continuons notre "mini-tour" par les ruines de Tiwanaku et la rive Sud du Lac Titicaca. De retour a La Paz, nous rencontrons John et Caroline, des cyclistes de Nouvelle Zélande, qui nous dépannent d'une bonne paire de pneus quasi neufs. Les pièces arrivent le même jour ... et en révisant le tandem je découvre 3 cracks sur le moyeu arrière ... Panique! Je rassure Karen en bricolant une solution de dépanage, et très vite nous apprenons qu'une boîte de vitesse toute neuve nous attendra à Cusco, avant nous. |
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Le Lac Titicaca et le Carnaval La vue sur le Lac depuis les montagnes mérite un camping sauvage avec "vue sur la mer". A Copacabana, nous profitons de la Fête de la Vierge de Candelaria pour faire une pause, pendant que tout plein de Boliviens boivent et dansent toute la nuit (c'est plus simple, comme ça il n'ont pas besoin de réserver d'hotel!). Nous visitons l'Ile du Soleil, lieu de naissance de la croyance Inca, puis nous continuons vers Puno, au Pérou. Nous appréhendons beaucoup notre premier jour dans ce nouveau pays, car tout les "gringos" que nous avons rencontré et qui avaient ete au Pérou s'étaient fait volé quelque chose (sac à dos, passeports, porte feuille, appareil photo, etc..). Mais à Puno nous revoilà au milieu des fanfares, pour la plus grande fête au Perou. On trouve un moment plus silencieux en visitant les "îles flottantes" ... avant de partir de Puno et de se retrouver, en selles, en plein milieu du festival! Le Lac Titicaca nous aura décidement marqué, entre la tranquilité "zen" du lac et la folie festive du Carnaval. |
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Cusco et la Vallée Sacrée Un col a 4338m (la route goudronnée la plus haute?) nous fait sortir de l'Altiplano, et nous plongeons dans une vallée toute verte et très rafraichissante. Nos poumons se remplissent d'oxygène, nous admirons la fertilité du paysage et l'abondance de villages. Ca y est, nous descendons! (la suite prouvera qu'il faudra bien remonter). Nous continuons jusqu'à Cusco, la grande capitale Inca. Notre nouvelle boîte de vitesse Rohloff nous attend comme prévu au "Norton Rat's Tavern" (un bar de bikers avec qui nous avions pris contact à Copacabana), mais toujours pas de rayons ... On décide donc de visiter la Valle Sacrée en attendant (la réparation temporaire semble marcher!), passant 5 jours à pédaler entre les diverses ruines. Nous nous rendons en train à Aguas Calientes, au pied du Machu Pichu (pas de route, on laisse le tandem à Ollantanytambo pour 2 nuits) avec un petit groupe sympa de Français, et nous passons une journée entière (depart 6h du matin, retour 8h du soir!) à marcher entre les fameuses ruines, qui sont en effet très impressionantes. Pourtant peu amateurs, BB est faciné par l'alignement des pierres taillées (comme aux autres ruines Incas comme Sacsayhuaman, Pisac, et Ollantaytambo), et Karen reste bouche bée lorsque nous appercevons les ruines "façon carte postale" en arrivant après 2 heures d'une dure montée à pied. |
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La "descente" sur la côte Pacifique De retour à Cusco, nous passons au Norton Rat's, les rayons sont arrivés et BB rayonne la nouvelle roue en croisant les rayons "par 3", fortement deconseillé par Rohloff et le fournisseur de rayons. Mais BB trouve là une oportunité de "R&D" et s'en va prouver le contraire, car il faut bien une solution au problème: Nous ne voulons pas devoir changer le moyeux tous les 3000km ... En route avec la nouvelle roue ...nous descendons ... 1900m ... Puis remontons ... 3950m ... Puis descendons ... 2200m ... Puis remontons ... 4200m ... Nous ne pensons pas arriver au bout de ses cols et ses vallées. Dans une grosse côte, après avoir du camper à mi-chemin car nous nous trouvions pris par la nuit, nous nous faisons doubler par une mobylette peu étrangère: Rodrigo! Lui est impressionné que nous nous souvenons de son nom, et nous sommes impressionnés par son parcours! En 1mois, il nous a ratrappé depuis Buenos Aires, sur son 50cm3 jaune avec ses deux petits sacs posés à l'arrière! On se retrouve le soir après la descente pour une bouffe, puis lui continue "à 300km par jour" dans la meme direction que nous. Enfin, après une derniere nuit à camper au milieu des Lamas à 4200m d'altitude, nous offrons à la famille de la ferme quelques habits chauds et le sac de couchage supplémentaire dont nous n'aurons plus besoin, et nous commencons la desente sur Nazca, qui nous fera perdre 3400m en 80km, sans pédaler pendant 2 heures! A Nazca, 600m au dessus de la mer, nous trouvons un hotel avec piscine pour nous rafraîchir ... Et deux jours plus tard, après un detour par un Oasis en plein désert (encore pour se rafraîchir!), nous arrivons à l'Océan Pacifique. Pas de temps pour se reposer (c'était de la descente!), nous filons sur le long de la Cote que nous trouvons peu agréable ... C'est un autre Pérou, celui de la sophistication, du business, et cela nous plait peu. Arrivés à Lima, nous décidons de prendre un bus jusqu'à Trujillo, pour nous faire avancer un peu afin de pouvoir profiter plus de l'Equateur. La Cote Nord du Pérou est tout de même plus agréable qu'au Sud où tout les habitants de la capitale vont dépenser (ou simplement montrer) leur argent. Au nord, nous trouvons une vie plus simple, des villages de pêcheurs (Santa Rosa) et des plages tranquilles (Punta Sal). |
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L'Equateur Nous passons la frontière avec la mauvaise humeure causée par les racolleurs au poste d'imigration Peruvienne: on nous "menace" que la route est dangeureuse! Pourtant après tout cela nous arrivons en Equateur et faisons le point: bidons, appareil photo, sacoches, pompe ... Tout est là, victoire, le Pérou ne nous a rien volé! Après seulement quelques kilometres, le désert laisse place à la forêt équatoriale, et nous nous retrouvons au milieu de plantations de bananes, de cascades, et de papillons. En Equateur, les gens n'ont aucune idée des kilometrages ... Le premier jour les 5 derniers kilometres deviennent 25, et le deuxième jour ce seront des gendarmes à un poste de police qui nous ferons comettre la même erreur, mais cette fois-ci avec 500m de dénivele en plus, et nous arrivons de nuit pour la premiere fois depuis Buenos Aires. La côte continue et nous transpirons toujours autant, alors nous faisons un effort supplementaire pour aller se rafraîchire à une cascade recommandée par des locaux et passer la nuit au gîte. A Cuenca, c'est la "Semana Santa" avant Pâcques, la ville est en fête, et nous nous arrêtons deux jours pour en profiter. Notre dernière étape sera Alausi. Depuis que Karen a lu qu'il y a un train qu'il est possible de voyager sur le toit, c'est devenu notre mission ... Nous ne savons pas qu'il y a un col à 3500m et qu'il se mettra à pleuvoir une pluie glaciale (nous n'avons plus nos habits chauds, et nos gants nous manquent). Nous arrivons tout de meme à temps à Alausi. C'est le jour J, il fait beau, et malgré la pluie durant la nuit qui aurait pu innonder la voie, le train pointe son nez et Karen a les larmes aux yeux! Le train est purement touristique, et descend dans la vallée jusqu'à la "Nariz del Diablo" ou la voie zig-zague le long de la pente. Rien qui nous impressionne vraiment (sur le tandem on va bien plus vite!), mais on sent l'aboutissement d'une premiere étape ... Pourtant les deux derniers jours à tandem pour rejoindre Guayaquil où nous attend notre avion pour Panama ne seront pas, comme prévu, que de la descente. Nous décidons de prendre une petite route plutôt que de remonter la route qui nous a amenés à Alausi. Moitié route, moitié piste boueuse, nous sommes en pleine foret équatorialle, dans une brume à couper au couteau ... On ne voit rien (surtout BB avec ses lunettes qui prennent la buée), on est trempés, les pneus "route" ne sont plus très adaptés et on manque de se casser la figure dans la boue. Malgré cela, on rencontre notre plus belle tarentule, et nous réussisons à desendre de la montagne en une longue journée, ce qui nous évite de camper dans la jungle ... Au contraire, nous sommes aqueillis comme des rois dans une Hacienda luxueuse au pied des collines brumeuses Notre derniere journée sur le tandem, jusqu'à Guayaquil ... Presque 100km de plat, sous la chaleur, mais nous avons bon esprit et profitons du 1er Avril pour s'amuser une dernière fois sur le tandem en Amérique du Sud. |
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